Au pôle Nord, le recul des glaces s'accélère
Les effets des changements climatiques sont particulièrement impressionnants dans l'Arctique. Les satellites ont révélé qu'en 20 ans, la surface couverte de glace a diminué de 20%, transformant profondément l'habitat des ours polaires et des Inuits, la population autochtone. Mais des dérèglements majeurs sont constatés sur l'ensemble de la planète. Ils portent atteinte à la faune, à la flore et à leurs habitats, ainsi qu'aux chaînes alimentaires, et prétéritent finalement nos
conditions de vie.
Le temps presse!
Depuis le début de l'ère industrielle, la température s'est élevée de 0,6 degré en moyenne – et même de 1,6 degré dans le massif alpin. Les climatologues considèrent qu'un réchauffement de 2 degrés représente un seuil critique. Nous devons impérativement nous maintenir en dessous de ce seuil si nous voulons éviter un désastre climatique mondial.
Consternant: l'ours polaire est sur liste rouge
Depuis peu, l'ours polaire figure sur la liste rouge de l'IUCN
des animaux menacés d'extinction. L'effectif total de
l'espèce est tombé à 20'000 individus environ. En raison
du réchauffement, les glaces arctiques fondent plus tôt au printemps et se reforment plus tard que d'habitude en automne. L'ours a donc de moins en moins de temps pour chasser le phoque. Or, les réserves de graisse qu'il constitue ainsi lui permettent de vivre pendant les huit mois où la chasse est peu fructueuse. Une semaine de perdue pour la chasse au phoque lui coûte dix kilos de graisse. Autre problème: pour les femelles en période de gestation et les jeunes, le retour printanier vers la côte représente maintenant une course contre la montre