Le climat ne connaît pas de frontières

Le climat ne connaît pas de frontières
Le réchauffement climatique se traduit notamment par des températures extrêmes, de grandes sécheresses, des ouragans plus fréquents et plus violents, le recul de la banquise dans l'Arctique et l'élévation du niveau des mers. Si nous n'agissons pas rapidement, nous courons au-devant d'une catastrophe climatique mondiale.
Au pôle Nord, le recul des glaces s'accélère
Les effets des changements climatiques sont particulièrement impressionnants dans l'Arctique. Les satellites ont révélé qu'en 20 ans, la surface couverte de glace a diminué de 20%, transformant profondément l'habitat des ours polaires et des Inuits, la population autochtone. Mais des dérèglements majeurs sont constatés sur l'ensemble de la planète. Ils portent atteinte à la faune, à la flore et à leurs habitats, ainsi qu'aux chaînes alimentaires, et prétéritent finalement nos
conditions de vie.
Le temps presse!
Depuis le début de l'ère industrielle, la température s'est élevée de 0,6 degré en moyenne – et même de 1,6 degré dans le massif alpin. Les climatologues considèrent qu'un réchauffement de 2 degrés représente un seuil critique. Nous devons impérativement nous maintenir en dessous de ce seuil si nous voulons éviter un désastre climatique mondial.


Consternant: l'ours polaire est sur liste rouge
Depuis peu, l'ours polaire figure sur la liste rouge de l'IUCN
des animaux menacés d'extinction. L'effectif total de
l'espèce est tombé à 20'000 individus environ. En raison
du réchauffement, les glaces arctiques fondent plus tôt au printemps et se reforment plus tard que d'habitude en automne. L'ours a donc de moins en moins de temps pour chasser le phoque. Or, les réserves de graisse qu'il constitue ainsi lui permettent de vivre pendant les huit mois où la chasse est peu fructueuse. Une semaine de perdue pour la chasse au phoque lui coûte dix kilos de graisse. Autre problème: pour les femelles en période de gestation et les jeunes, le retour printanier vers la côte représente maintenant une course contre la montre
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# Posté le jeudi 30 août 2007 11:40

Prévisions météorologiques difficiles

Prévisions météorologiques difficiles
David Barber occupe la chaire Arctic System Science du Canada. Ce spécialiste de la glace de mer à l'Université du Manitoba étudie la banquise depuis 1981. Pour lui, la réduction de la banquise est loin d'être un phénomène anodin qui ne concerne que quelques espèces. « Réduisez la banquise, rendez-la plus petite, et une grande masse d'énergie va commencer à s'échanger entre l'atmosphère et l'océan. On peut déjà en voir les effets. L'année où la banquise est réduite, il y a beaucoup plus de tempêtes sur l'océan Arctique et il y a beaucoup plus d'air chaud qui descend de l'Arctique vers les régions du sud. » Pour le Québec et les Maritimes, cela signifie un climat plus chaud, mais aussi plus humide, avec en prime des tempêtes de neige et de pluie verglaçante exceptionnelles.

Mais il y a en jeu des retombées encore plus sérieuses.
La calotte polaire agit comme un miroir et retourne dans l'espace 80 % des rayons du soleil, donc de la chaleur. Ce phénomène s'appelle l'albédo. Quand la banquise est fragmentée, l'albédo diminue. Et quand l'eau est complètement libre de glace, l'albédo chute à 20 %. En fait, l'eau accumule beaucoup plus de chaleur que la glace. Cette chaleur supplémentaire fait à son tour fondre la banquise : un cercle vicieux sans fin. C'est ce qui explique que la banquise s'effrite et que le phénomène s'accélère. La mise en circulation de cette chaleur supplémentaire fait maintenant craindre le pire. « Le Centre canadien de la modélisation et de l'analyse climatique prévoit qu'en 2050, la banquise va diminuer au point où elle sera absente de l'hémisphère Nord pendant l'été. Elle se réduira à presque rien, sinon à un petit morceau. Si cette projection s'avère juste, c'est très significatif globalement. Cela va changer la façon d'interagir des océans, de l'Atlantique au Pacifique, en passant par l'océan Arctique, et ça aura des conséquences planétaires .
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# Posté le jeudi 30 août 2007 11:40

Quand le climat s'emballe.......1 sur 4

Quand le climat s'emballe.......1 sur 4
Octobre 1998 : l'Amérique Centrale a reçu en quatre jours toute la pluie que, normalement, elle reçoit en six ans. 30 000 personnes ont disparu dans les inondations et les glissements de terrain.

En Amérique, l'ouragan Mitch a remporté le titre de la pire tempête de l'histoire!

Certains secteurs ont reçu six fois plus d'eau que la région du Saguenay, lors de notre fameux déluge.

D'ailleurs, la tendance est claire : depuis un siècle, les pluies très fortes deviennent de plus en plus fréquentes en Amérique du Nord.

# Posté le jeudi 30 août 2007 11:41

Quand le climat s'emballe 2sur 4

Quand le climat s'emballe 2sur 4
En janvier 1998, le Québec a connu sa pire tempête de verglas. Pendant des semaines, des villes entières ont été plongées dans le noir, sans chauffage. Tout ça parce qu'il a fait un peu trop chaud!

Un degré plus bas, tout serait tombé en neige. Personne ne s'en souviendrait.

Les années 1995 à1997 sont les plus chaudes qu'on ait mesurées sur la planète :

Et à l'été 1998, les États-Unis ont connu une vague de chaleur exceptionnelle.

Pendant plus d'un mois au Texas, le mercure n'est jamais descendu à moins de 30 degrés Celsius. Même la nuit! Des centaines de personnes sont mortes.

Les agriculteurs ont perdu trois milliards de dollars.
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# Posté le jeudi 30 août 2007 11:47

Quand le climat s'emballe 3sur 4

Quand le climat s'emballe 3sur 4
Aujourd'hui, la plupart des experts le disent : ces événements ne sont pas de simples caprices de la météo; la planète tout entière devient de plus en plus chaude.

Et c'est un phénomène récent :

Depuis la fin du Moyen-Âge, vers 1400, la température moyenne de l'hémisphère Nord a toujours varié dans une plage très étroite (moins de un demi-degré).

Elle n'avait jamais franchi la barre des 14 degrés.

Sauf qu'au 20e siècle, brusquement, le mercure se met à grimper : il a gagné plus de un demi-degré depuis 100 ans. Et il devrait gagner deux autres degrés, ou même trois autres, d'ici un siècle.

# Posté le jeudi 30 août 2007 11:47